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POUN NAOU
2024
—
Auteur.es
Alexandra Pouzet
Bruno Almosnino
—
Champs
Art, ethno-poésie
Disciplines
photographie, écriture
—
CONTENU
Poun Naou (« pont neuf ») est le compte-rendu d’une enquête artistique au long cours (2018-2022) auprès et avec une trentaine d’habitant.es d’Arras-en-Lavedan, un village des Hautes-Pyrénées (65). Poun Naou s’ouvre sur des paysages photographiques « classiques » d’abord, puis mis en scène où mis en abîme. Une façon de poser d’emblée la question complexe de la beauté, la fabrique du regard, l’importance de l’art dans cette relation.
Au coeur du livre prend place un récit ethnopoétique où l’on suit le narrateur dans les relations qu’il tisse progressivement avec le village, ses coutumes, ses événements, ses divisions, une micro-toponymie, des traditions, des ruptures culturelles. Le narrateur, né au pied de cette montagne, et dont le milieu d’origine n’a rien à voir avec le monde paysan, se trouve pris dans des situations burlesques où conflits de légitimité, question d’appartenance et distanciations critiques créent une langue des interstices.
En dernière partie, par un geste muséographique, les portraits photographiques, réalisés en studio, ne figurent pas les personnes : ils les représentent par un assemblage de plusieurs de leurs objets détournés de leurs fonctions usuelles, installés sur des fonds peints, selon des esthétiques empruntées à des courants artistiques ou aux codes de l'expographie. Ces ensembles deviennent des tableaux où items vernaculaires, artefacts divers, documents, détournements, réappropriations, citations, reproductions photographiques, dialoguent. Les prises de vue rejouent les conventions de la muséologie et du catalogue monographique. Les textes qui accompagnent les portraits se présentent en deux parties. Un paragraphe décrit les objets, matériaux et dimensions, un deuxième paragraphe livre une courte notice biographique de la personne à qui appartiennent ces objets, l’ensemble actant un renouvellement poétique et littéraire du cartel.
Ces choix de traitements ont découlé de la rencontre des auteur.es avec les objets d’arts et traditions populaires pyrénéens. Leur dimension artistique, leur force, leur beauté, ont initié une réflexion sur leur absence de l’histoire de l’art moderne malgré leurs fortes relations avec les arts dits premiers – les arts des sociétés traditionnelles –, et malgré le travail plus récent d’institutions sur la réhabilitation de l’artisanat comme part entière de l’art, ou sur la décolonisation des esprits quant aux classements ou à la déclassification de certaines populations et de leurs productions. Avec Poun Naou, les auteurs rendent hommage à la vie rurale, aux goûts et aux arts de faire ordinaires et ouvrent un cycle sur ce qu’ils appellent les « arts paysans ».
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FABRICATION
184 pages
Livre imprimé sur Munken Print White 90g/m2 pour l'intérieur, en Munken Pure Rough 150g/m2 pour la couverture et Munken Print White 70g/m2 pour la jaquette et le poster.
Achevé d'imprimé en octobre 2024 sur les presses de l'imprimerie Escourbiac à Graulhet (81)
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SOUTIENS
Pour la publication
Parc National des Pyrénées (65, Fr)
Drac Occitanie, service ethnologie (31, Fr)
Département des Hautes-Pyrénées, service culture (65, Fr)
—
Pour le live
Commune d’Arras-en-Lavedan (65, Fr)
Abbadiale, maison des arts (Arras-en-Lavedan, 65)
Traverse, Bagnères de Bigorre (65)
Le Parvis, scène nationale, Tarbes (65)
La Pouponnière, Cahors (46)
POUN NAOU
2024
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Auteur.es
Alexandra Pouzet
Bruno Almosnino
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Champs
Art, ethno-poésie
Disciplines
photographie, écriture
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CONTENU
Poun Naou (« pont neuf ») est le compte-rendu d’une enquête artistique au long cours (2018-2022) auprès et avec une trentaine d’habitant.es d’Arras-en-Lavedan, un village des Hautes-Pyrénées (65). Poun Naou s’ouvre sur des paysages photographiques « classiques » d’abord, puis mis en scène où mis en abîme. Une façon de poser d’emblée la question complexe de la beauté, la fabrique du regard, l’importance de l’art dans cette relation.
Au coeur du livre prend place un récit ethnopoétique où l’on suit le narrateur dans les relations qu’il tisse progressivement avec le village, ses coutumes, ses événements, ses divisions, une micro-toponymie, des traditions, des ruptures culturelles. Le narrateur, né au pied de cette montagne, et dont le milieu d’origine n’a rien à voir avec le monde paysan, se trouve pris dans des situations burlesques où conflits de légitimité, question d’appartenance et distanciations critiques créent une langue des interstices.
En dernière partie, par un geste muséographique, les portraits photographiques, réalisés en studio, ne figurent pas les personnes : ils les représentent par un assemblage de plusieurs de leurs objets détournés de leurs fonctions usuelles, installés sur des fonds peints, selon des esthétiques empruntées à des courants artistiques ou aux codes de l'expographie. Ces ensembles deviennent des tableaux où items vernaculaires, artefacts divers, documents, détournements, réappropriations, citations, reproductions photographiques, dialoguent. Les prises de vue rejouent les conventions de la muséologie et du catalogue monographique. Les textes qui accompagnent les portraits se présentent en deux parties. Un paragraphe décrit les objets, matériaux et dimensions, un deuxième paragraphe livre une courte notice biographique de la personne à qui appartiennent ces objets, l’ensemble actant un renouvellement poétique et littéraire du cartel.
Ces choix de traitements ont découlé de la rencontre des auteur.es avec les objets d’arts et traditions populaires pyrénéens. Leur dimension artistique, leur force, leur beauté, ont initié une réflexion sur leur absence de l’histoire de l’art moderne malgré leurs fortes relations avec les arts dits premiers – les arts des sociétés traditionnelles –, et malgré le travail plus récent d’institutions sur la réhabilitation de l’artisanat comme part entière de l’art, ou sur la décolonisation des esprits quant aux classements ou à la déclassification de certaines populations et de leurs productions. Avec Poun Naou, les auteurs rendent hommage à la vie rurale, aux goûts et aux arts de faire ordinaires et ouvrent un cycle sur ce qu’ils appellent les « arts paysans ».
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FABRICATION
184 pages
Livre imprimé sur Munken Print White 90g/m2 pour l'intérieur, en Munken Pure Rough 150g/m2 pour la couverture et Munken Print White 70g/m2 pour la jaquette et le poster.
Achevé d'imprimé en octobre 2024 sur les presses de l'imprimerie Escourbiac à Graulhet (81)
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SOUTIENS
Pour la publication
Parc National des Pyrénées (65, Fr)
Drac Occitanie, service ethnologie (31, Fr)
Département des Hautes-Pyrénées, service culture (65, Fr)
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Pour le live
Commune d’Arras-en-Lavedan (65, Fr)
Abbadiale, maison des arts (Arras-en-Lavedan, 65)
Traverse, Bagnères de Bigorre (65)
Le Parvis, scène nationale, Tarbes (65)
La Pouponnière, Cahors (46)











